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Pourquoi un tel comité?

30 novembre 2010

Pour notre qualité de vie…

 

L’administration municipale de Brownsburg-Chatham a maintenant un an. Élue sur la foi d’une communication plus fluide avec les citoyens et d’une meilleure gestion, elle affiche un bilan plutôt négatif sur les deux tableaux. Jusqu’à présent, le maire et ses conseillers ont pris de nombreuses décisions pour le moins discutables. L’information, quand elle existe, n’a jamais été aussi nébuleuse. Plutôt que de proposer des solutions concrètes et des projets originaux, on s’est contenté de démolir et de critiquer le bilan de l’ancienne administration. Quand le conseil actuel dévoilera-t-il à la population sa vision pour l’avenir de Brownsburg-Chatham? Nous avons besoin d’un programme de développement détaillé, avec un échéancier connu.

Alarmé par la dégradation de la situation, un groupe de citoyens s’est réuni pour fonder le Comité d’action citoyenne de Brownsburg-Chatham (CAC de BC). De concert avec la population, le Comité entend imaginer et proposer des pistes pour assurer l’avenir de la municipalité. Un tel comité aurait dû exister à l’époque de l’ancienne administration, doit exister dès maintenant et devra perdurer dans l’avenir.

L’heure des bilans

Un ménage improvisé

Au lendemain de son élection, sous prétexte de réaliser des économies et de se débarrasser de personnel jugé incompétent, le conseil procédait à un démantèlement de l’administration:

  1. élimination du poste de responsable de l’information;
  2. congédiement du responsable du camping municipal, monsieur François Bertrand;
  3. licenciement du directeur général de la ville, monsieur Jean Vachon;
  4. départ forcé de monsieur Robert Brunet au développement touristique et des loisirs;
  5. remplacement du cabinet chargé des affaires légales;
  6. congédiement d’une des trois bibliothécaires.

Ce grand ménage a entraîné une perte de compétence et de connaissances essentielles pour maintenir des services adéquats. Mais, parmi les conséquences les plus immédiates, on note la démotivation des gens en place allant jusqu’à la démission de deux d’entre eux : le responsable du développement économique et le directeur des travaux publics. Ce dernier a d’ailleurs quitté le navire alors que d’importants travaux étaient en cours dans la municipalité. Ces nombreux départs ont entraîné des coûts exorbitants en primes de séparation. Et aussi en augmentations de salaires… Par exemple, monsieur Bertrand, démis de ses fonctions au camping municipal avec compensation, a été par la suite réembauché avec une augmentation substantielle quand on a dû admettre à l’évidence la valeur inestimable de l’homme et de sa contribution. Pire encore et exemple encore plus flagrant d’une gestion des ressources humaines déficiente par l’administration actuelle: Le départ du nouveau directeur général et trésorier, monsieur René Lachance, sitôt sa période de probation terminée. Quelles sont les vraies raisons de son départ après seulement six mois?

Tout décider, tout contrôler

La démotivation est également à l’origine du départ de monsieur Pierre Gagnon, un bénévole, de la présidence de la Société de développement économique de Brownsburg-Chatham (SDEBC). Lors de la séance du conseil municipal de novembre dernier, monsieur le maire Dinel remettait en cause publiquement la gestion effectuée par la SDEBC, la qualifiant sur un ton dédaigneux de « fameuse Société de développement économique » alors que celle-ci est responsable du programme de revitalisation du patrimoine commercial du centre-ville et du marché public. Il questionne l’existence même de la société, affirmant qu’il revient aux élus d’effectuer le travail pour garantir le respect de la démocratie. Cette volonté de centraliser les pouvoirs entre les mains du conseil est-elle un progrès quand, à ce jour, ce dernier n’a pas réussi à proposer une vision globale pour l’avenir de la municipalité?

Le conseil a procédé au démantèlement de la Société de développement récréo-touristique, en dépit de la réputation d’excellence et de l’accroissement des revenus du camping municipal.

L’administration a ignoré à peu près systématiquement les avis du Conseil consultatif d’urbanisme (dont Michel Brisson et Louise Bertrand ont été cavalièrement expulsés) concernant de multiples changements de zonage.

En outre, on réduit le financement de la Société culturelle du Pavillon des jardins. Son président, Maurice Rochon, a même reçu une mise en demeure pour avoir dénoncé la promesse non tenue de financement.

Cette attitude du conseil ne trahit-elle pas un souverain mépris pour le travail de bénévoles dont le seul but est d’améliorer la qualité de vie de leurs concitoyens?  

Pour faire taire la grogne concernant la relocalisation de la bibliothèque, le maire a mis sur pied un comité qui ne donnera vraisemblablement de résultats que dans un an. Le projet traîne en longueur alors qu’il est démontré qu’une bibliothèque a des impacts économiques importants puisqu’elle augmente la fréquentation des commerces avoisinants. Quand on connaît le taux d’analphabétisme qui mine la région des Basses-Laurentides, c’est faire preuve d’irresponsabilité que de geler le budget d’achat de livres comme l’a fait le conseil au printemps dernier. De nombreuses municipalités se bousculent au portillon du ministère de la Culture dans le but d’obtenir des subventions pour leur bibliothèque municipale. La fin du programme initialement prévue pour 2013 sera devancée puisque les fonds seront bientôt épuisés. Allons-nous manquer notre tour pour cause d’inertie? Rappelons que la culture fait partie de la mission d’une municipalité. Bon nombre de petites et de grandes communautés des Laurentides l’ont compris depuis longtemps et orientent une grande partie de leurs efforts vers le développement culturel. Et Brownsburg-Chatham?

Quelle vision?

Depuis son élection, quand on lui pose la question de l’avenir de Brownsburg-Chatham, le maire répond invariablement: École de hockey. Mais ce projet commence à ressembler à un mythe, à de la poudre aux yeux pour créer l’illusion d’une vision de développement. Pendant combien de temps encore, le maire osera-t-il répéter : « Nous aurons une réponse à vous donner le mois prochain »?

Ajoutez à cela le ralentissement des travaux de revitalisation des commerces du centre-ville au motif que les propriétaires n’ont pas respecté les délais pour effectuer leurs demandes et vous aurez un aperçu de la pente glissante sur laquelle est engagée la municipalité.

Cette lente glissade vers la médiocrité est d’autant plus visible que les derniers mois ont été particulièrement éprouvants pour les résidents. Ils ont eu à subir des inconvénients majeurs dû aux importants travaux de restauration d’aqueducs et d’égouts. Certes, ces travaux d’infrastructure étaient nécessaires. Mais leur manque de coordination témoigne non seulement d’une profonde indifférence pour les commerçants de la rue Principale mais aussi et surtout d’une inconscience flagrante envers la sécurité des citoyens. La signalisation pour les déviations écrite à la main sur des bouts de planche nous ramène des décennies en arrière. Peut-on invoquer le manque d’argent quand la sécurité des citoyens est en jeu?

De plus, le parc des Vétérans s’est trouvé défigurépar un trou béant. C’est dans un tel décor désolant que les citoyens sont venus rendre hommage aux vétérans le 11 novembre, dans le seul espace vert du centre-ville.

A l’approche des Fêtes, un an après les élections, le centre-ville de Brownsburg-Chatham offre à ses habitants un visage mutilé. Pire, un vent de tristesse a soufflé sur la ville qui donne aux citoyens l’impression de vivre dans une zone sinistrée. Naguère coquet avec ses bordures fleuries durant l’été, le centre-ville de Brownsburg-Chatham avait un air accueillant. Aujourd’hui, au lieu de fleurs, on trouve un peu partout des tas de terre et de cailloux déposés ça et là, au gré des travaux entrepris n’importe comment, sans logique ni contrôle apparents.

Et maintenant, qu’allons-nous faire?

One Comment leave one →
  1. dan permalink
    10 décembre 2010 21 h 09 min

    Je suis vraiment décu d’entendre de tels propos. Encore une fois, on nous démontre que nous ne serons jamais content de rien… Desolé, mais moi je ne m’ennui pas du tout de notre ancienne mairesse névrosée qui s’est éparpillée un peu partout dans ses projets en dépenssant notre argent de gauche a droite… Et si c’etait vrai que la ville n’avait pas d’argent, que les rumeurs de mauvaise gestion, de corruption, et de fraude sur l’ancien conseil etait vrai : Que pour une population de 5000 habitants, un directeur des travaux publics demande 125 000$, que le directeur des sports et loisirs gagne au dela de 80 000$, plus les assitantes secrétaires, et dont Francois Bertrand a qui lui aussi gagnait il me semble, un salaire assez généreux pour un travail saisonier. Cette ville a toujours été gérée de manière irresponsable avec des salaires inconsevables pour la grosseur de population qui l’habite. On se fout de vos projets. Comment espérez-vous attirer des citoyens qui ont des industries, s’il n’y a pas d’eau et des infrastructures ? Ça toujours été ça le probleme. Vous voulez tout avoir, mais il faut avoir la patience de commencer quelque part. Il faut commencer par la base qui est l’eau et les infrastructures, après les développements résidentiels, et après les projets.

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